pick a guy...

Publié le par jeanphi

Il suffit de lire un roman sur les univers parallèles pour que des passerelles inattendues apparaissent.
Ainsi, hier soir, lors de l’épisode 12 (He Shall, From Time to Time) de la saison I de The West Wing, Josh Lyman explique à son assistante Donna que, durant le discours de l’Etat de l’Union donné par le Président au Capitole, un membre du cabinet doit demeurer à la Maison Blanche. En effet, au cas où le cabinet et le Président devraient disparaître (mais rajoute Josh, “je doute que le Capitole explose”), c’est à cette personne qu’appartiendrait la charge de succéder au Président et de s’occuper des affaires de la nation. Celui choisi par Josh est le secrétaire d’Etat à l’Agriculture. La scène où le Président Bartlett (Martin Sheen) lui confie le Bureau ovale est un des multiples grands petits moments de cette impeccable série.
Pourquoi parler de ça ? Et bien parce que cette scène m’en a rappelé une autre vue récemment dans un tout autre contexte.
Dans le premier épisode de la mini-série Battlestar Galactica (pas sorti en France mais en Belgique oui), réalisée par Michael Rymes et écrit par Ronald Moore et Christopher Eric James, suite à l’invasion surprise des Cylons dans les 12 Colonies, la secrétaire à l’Education Laura Rosslin (Mary Mc Dowell, impériale), 43ème dans la succession au Président, se retrouve contrainte de prêter serment à bord du vaisseau qui la ramène à Caprica. Elle devient par-là même le nouveau Président de ce qui reste des 12 Colonies : quelques vaisseaux et le Galactica. Son vaisseau devient donc, de facto, Colonial One.
Et cela m’a rappelé, parce que je suis historien et téléphile, deux autres scènes : d’une part, Lyndon Johnson prêtant serment à bord d’Air Force One, à son retour de Dallas, le 22 novembre 1963 ; d’autre part, suite à l’assassinat du Président Santiago dans Babylon V, c’est le vice-Président Clark qui prête serment à bord de Earth Force One le 1er janvier 2259.
Et puis, comme si cela ne suffisait pas, dans la Californie parallèle où les héros de Les fils du vent fuient au début du roman, la réalité historique est quelque peu différente (uchronie ! enfin, je suis sûr : c’est de la sf) : l’ex-Président J. F. Kennedy vient de mourir à 64 ans (le roman date de 1999- et la presse annonce que le Président Bartelette présente ses condoléances à la famille. Oui, vous avez bien lu, Bartelette. Je ne crois pas que ce soit une coïncidence vu que la saison I de The West Wing date justement de 1999.
Je récapitule ? Non, hein ? J’adore ce genre de passerelles, pas vous ?
Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
D
C'est pas faux... Les passerelles, c'est çe qui fait tout pour ainsi dire. Une histoire de réseau et de connexion en somme. Le problème, comme souvent, c'est que point de vue réseau, le cerveau humain peut être un sacré bordel parfois... et comprendre nos congénères devient un véritable scénario de science-fiction! Un petit coup de maser par ci, un petit coup de laser par là... et hop! ménage!
Répondre