vendredi... déjà ?
| Il est bien entendu trop tôt pour faire un quelconque constat – sans parler de bilan – de rentrée. Les élèves cherchent encore leurs marques tandis que d'autres réapprennent à les retrouver comme un lundi matin au sortir d'un week-end trop arrosé. Cette dernière remarque valant aussi pour leurs enseignants qui, pour la plupart, dissimulent mal leur hébétude sous un vernis de professionnel efficace et souriant. Il faut bien le dire ici : la rentrée est jeu de dupes destiné à faire oublier que l'insouciance des vacances n'est plus qu'un souvenir. Ça me fait souvent penser à ces enfants qui, se mangeant un coin de meuble ou de porte, sont durant quelques secondes dans un état indéfini ; pour peu que l'on adopte une certaine attitude (compatir à la supposée douleur ou faire comme s'il ne s'était rien passé) ils vont calquer la leur en conséquence. C'est un peu aussi comme ces pansements qu'on enlève doucement ou en tirant dessus rapidement : quick and painless... Bon, évidemment, ces ratiocinations générales ne mangent pas de pain et sont bien loin de considérations pédagogiques et ou syndicalistes. Je n'oublie rien du reste, et comment le pourrai-je d'ailleurs quand bien même notre grand timonier n'en finit pas de vouloir enchaîner les réformes avec la boulimie d'un athlète dopé aux médailles. Mais là, presqu'arrivé à la fin de cette première semaine, ce disons galop d'essai, cette mise en jambes et en bouche, je ne peux que baîller tout en sachant que ce n'est pas le week-end qui s'annonce qui va m'aider à retrouver ce rythme de sommeil qui me fait défaut. Ça doit être l'heure d'aller dormir. |
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