the dark knight

Publié le par jifi

Enfin vu  THE DARK KNIGHT réalisé par Christopher Nolan qui a coécrit, avec son frère le scénario de cette suite directe au BATMAN BEGINS.
Mais contrairement à ce que des critiques paresseux enfumés par une habile campagne marketing voudrait nous le faire acroire, cette suite, splendide et majestueuse, n'est pas inspirée par le génialissime comic book de Frank Miller*. De fait, hormis la batmobile et les imitateurs de Batman (qui n'avaient que des tatouages faciaux dans le comic), on est assez loin – hormis la noirceur – de l'univers de Miller.
Nolan semble avoir voulu donner une autre urbanité à son héros, tournant à Chicago et créant donc une Gotham moins gothique que celle du comic book. On a aussi beaucoup écrit qu'il s'était laissé influencer par le style de Michael Mann, ce qui est un peu facile et s'évite une analyse un peu poussée de celui de Nolan. Ce dernier semble s'être approprié le chevalier sombre, choisissant délibérément de le sortir de son cadre habituel (la parenthèse chinoise est jubilatoire) et de le laisser s'effacer derrière l'über-méchant de la geste Batman : le Joker.
A ce titre, et avant de dire deux mots de Heath Ledger il convient d'enfoncer une porte ouverte curieusement absente des discours autour du film. A l'inverse de Joel Schumacher qui a failli enterrer salement et définitivement le personnage, Nolan ne lui a toujours pas donnée de Robin. gageons que s'il doit y avoir une troisème opus réalisé par Nolan, ce sera chose faite. Mais en attendant, il a fait le choix de traiter le 
cas du Joker sans celui de Robin. Or rappelons que celui-ci, dans les comics, a toujours passé son temps à tâcher d'atteindre Batman à travers Robin ; ce qu'il réussira d'ailleurs en tuant Jason Todd, le deuxième Robin.
En se focailisant sur le duo Batman/Joker qui est au coeur de la geste Batman, Nolan s'est donc éloigné à la fois de Miller, mais surtout de l'image amigüe qui a toujours collé au coupe Batman/Robin. Enfin, ça n'est pas si sûr quand on repense à à la scène de l'interrogation du Joker qui donne à voir une passe d'armes assez sado-masochiste entre les deux personnages. Mais au bout du compte, même si Bruce Wayne a des états d'âme il n'en reste pas moins humain alors que le Joker est un sociopathe sans empathie rêvant d'un chaos absolu, mortifère.
A cet éagrd, le fait qu'il soit joué par un coédien brillant dont ce fut le dernier film et qui, apparemment, s'est donné la mort avant que le film ne sorte est assez troublant. Heath Ledger est totalement habité par ce personnage hors norme, souvent ridiculisé (sauf chez Miller où il incarne le mal absolu) qui est ici presque séduisant en rock star déglingué. De toutes ses scènes, l'une me revient : le Joker sort de l'hôpital habillé en infrmière, trottinant comme un pingouin sous acide puis il s'arrête et repart alors que les explosions reprennent de pus belle, content de lui. Dans une Amérique traumatisée par la destructions des tours jumelles, l'ironie est cinglante. Mais après tout, Nolan est britannique...


* qui vient d'être réédité dans une édition magnifique, Absolute Dark Knight soit un coffret réunissant The Dark Knight Returns et sa suite DK2.
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Publié dans amènes pellicules...

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C
Lu plein de trucs sur ce film, la polémique m'intriguait.. et ben, ça fait plaisir de lire un comment. posé et instructif. THX Jifi !
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B
hello Jifi !vu ce vendredi ... j'ai été soufflé par la prestation du regretté Heath<br /> Ledger... époustouflant !Pour les amateurs de Nolan, je vous suggère de voir son 2e film Memento  (en VO par pitié) .. je ne vous en dit pas plus
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B
Tiens, pour une fois, j'avais exposé avant toi...Moi qui n'y connais rien en cinéma,. ou presque...C'etait là, parce qu j'ai bien aimé ce film taré :http://bertrand-bertrand.over-blog.com/article-21871988.htmlUne bonne surprise, en fait.
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