bloody sunday...

Publié le par jeanphi

Aujourd’hui, alors qu’il pleut dehors, j’ai envie de vous conseiller de regarder avec moi, ce soir, sur arte, le film de Paul Greengrass consacré au massacre de Derry du 30 janvier 1972 qui vit treize civils catholiques irlandais être abattus par des parachutistes britanniques : BLOODY SUNDAY.
La date de diffusion peut sembler incongrue mais s’explique par le fait que le film obtint en 2002 l’Ours au festival de Berlin qui a lieu en ce moment.
Je n’ai pas vu le film qui n’a pourtant que trois ans lors de sa sortie mais, surtout, c’est le sujet qui m’intéresse.
J’étais trop jeune en 1972 pour me souvenir de cette tragique anecdote dans l’histoire convulsive de l’Irlande du Nord mais, et remercions-en U2 d’avoir immortalisé et internationalisé ce jour-là dans leur fameuse chanson Sunday, bloody Sunday, j’ai vite rattrapé le temps dans les années suivantes. En particulier, à l’orée des années 80 lorsque, jeune padawan en classe de seconde générale au lycée Bellevue de Toulouse, je me lançais dans un exposé oral en classe d’anglais consacré au cas des militants de l’IRA emprisonnés qui faisaient alors une grève de la faim. Mon exposé absolument subjectif était une ode adolescente (donc romantique, donc naze) au premier des dix grévistes réclamant un statut de prisonnier politique et qui mourut : Bobby Sands.
A posteriori, je me demande quelle était la part de ma programmation culturelle qui est à l’origine de ce tropisme nord-irlandais. Était-ce mon éducation catholique qui m’avait toujours poussé à me sentir en empathie avec ces Catholiques luttant pour exister dans un mouchoir de poche dirigé par des Protestants ? Je ne saurais le dire, d’autant que ma ferveur religieuse n’eut qu’une brève durée et était déjà bien morte lorsque je choisis ce sujet pour mon exposé. Et puis je n’ai jamais rien eu contre les Protestants, ni les Britanniques au sens large. Certes, il aura fallu que j’étudie, à l’université, dans le cadre de ma prépa aux concours, l’histoire de la Réforme pour enfin comprendre ce qu’était le protestantisme. Grandir dans une région où il est encore admis que son appartenance au protestantisme doit être discrète, où la présence de deux temples (au moins, je ne parle que de ceux que je connais), place du Salin et à l’entrée de la rue Deville semble plus une incongruité architecturale en regard des bâtiments catholiques, et, qui plus est, en suivant une scolarité privée jusqu’en troisième, tout cela ne facilite pas la connaissance de l’autre.

Liens utiles (en anglais) : ici, et encore .

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Publié dans amènes pellicules...

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