creux de vague...
On vit une époque troublée. Une fois que jécris ces mots, pour paraphraser Pimpeleu, me vient lirrépressible envie de rajouter jdis ça, jdis rien. Et deffacer ma première phrase. Sauf que. Ce matin, jai découvert dans mon casier une convocation pour deux conseils de discipline qui se tiendront le 3 mars prochain. Ça nétait pas une surprise au sens où je savais que quatre étaient en projet ; mais aussi parce que, à la fois membre de la Commission de Discipline en tant quélu au CA de mon bahut, et prof de trois des quatre élèves sur la sellette, jattendais cette nouvelle. Reste un drôle de goût qui traîne dans ma bouche comme un vieux relent dacétone. Si lune des deux mest inconnue (faudra que je lise son dossier et me rencarde auprès des collègues), lautre mest familier, trop même. Mais si lun des deux autres na pas été épinglé (qui ne me causait aucun souci), je ne comprends pas labsence du quatrième qui, depuis déjà deux ans et demi, nous pourrit la vie avec lobstination dune maladie tropicale. Encore une fois, la thématique deux poids, deux mesures, lincapacité de certains collègues à prendre leurs responsabilités, quils soient enseignants ou non dailleurs, tout cela fait que ce dernier élève va continuer à pourrir lambiance dans sa classe. En ce jour où, à Dijon, se dessine lavenir de certaines classes et filières pour la rentrée prochaine dans mon département sur fond denjeux locaux politiciens et de schéma gouvernemental, mais où aussi se joue celui de ce fichu contrat au rabais conçu pour précariser la tranche dâge la plus touchée par le chômage, je ne peux mempêcher de minterroger sur lavenir de cette génération qui, devrait voter aussi lan prochain. La blogosphère, découverte tardivement par les médias, chasse prétendument gardée des ados et des pré-ados, nen finit pas de se déliter. Emmanuel Davidenkoff, un (le ?) des journalistes spécialisés dans les questions déducation à Libération annonce aujourdhui sur son blog (Carnet de correspondance) quil le ferme et quil démissionne de son poste au journal. Victime entre guillemets de la politique de Libération et de la cacophonie de son blog sciemment entretenue par certains commentateurs, Davidenkoff sen va ailleurs et nous laisse orphelins. Cela me fait penser, par association didée, au cas de ce proviseur détablissement qui avait été suspendu pour avoir tenu un blog dans lequel, sans révéler son identité, il parlait de son homosexualité. En dépit du barouf médiatique et dans les blogs, sa sanction a été maintenue mais ramenée à un an, dont six mois avec sursis. Cette décision qui va permettre à Garfield de retravailler dès cet été confirme la stupidité sans bornes de cette sanction, mais aussi le retour à un conservatisme moral, à un retour réactionnaire rampant qui laisse mal présager des années à venir. Enfin, pour aujourdhui disons, même en mettant de côté le fait que le poulain dAristide, René Préval, le candidat des gangs de Port-au-Prince va probablement être élu Président dHaïti, confirmant au passage que la démocratie, lorsquelle nest pas encadrée par une éthique et des garde-fous ne peut quentraîner des situations du type palestinien, le cas de ce journaliste chinois, Wu Xianghu, battu à mot pour avoir voulu faire correctement son métier, me renvoie à lillusion chinoise. Quand allons-nous cesser de cautionner le régime chinois qui, sous couvert douverture mercantile au monde, continue à exercer sur son peuple lune des pires dictatures au monde ? Pardon à tous si jai été un peu pontifiant, je ferai mieux demain. |
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