prisonniers du passé (l'étions-nous ?)
| Longtemps nous avons guetté le calendrier avec un indicible frisson dans l'échine, priant pour qu'il ne nous soit pas défavorable. Ainsi, avec la frousse au creux du ventre, nous fîmes la nique à l'année 1984 quand bien même un aristocrate anglais anarchiste nous avait mis en garde contre cet écueil-là. En 1975, le regard perdu quelque part du côté de l'horizon de l'année 2000, une série britannique s'amusait à nous faire craindre le 13 septembre (un vendredi ?) 1999. Et puis même cette date-là cessa de nous faire peur... Créée par les géniteurs des Thunderbirds, Gerry et Sylvia Anderson, Space:1999 était en quelque |
| sorte la version enrichie, survitaminée de UFO (1970) censée se dérouler en 1980. pps : oui, je sais, ce billet n'a rien à voir avec Pâques, mais c'est voulu !En dépît de décors et costumes rendus un peu désuets par l'épreuve du temps, la série, qui précéda la déferlante STAR WARS, n'avait rien à envier à Star Trek ; tant les scénarios, que la mise en scène, sans parler des maquettes, bruitages et autres artifices de vraisemblance, tout dans cette série contribua et contribue encore à la rendre intéressante et attractive. Sa rediffusion par NRJ 12 (guettez vos programmes) est un "événement" digne d'être souligné. Mais la série valait surtout pour ses comédiens qui, loin des marionettes à fil apparents ou des comédiens made in Britain de UFO, donnèrent sa dimension internationale à Space:1999. En premier lieu, bien sûr, Martin Landau qui traînait derrière lui la défroque de transformiste de Rollin Hand dans Mission : Impossible (1966-1969) ; toujours actif aujourd'hui à 77 ans, Landau restera toujours le commandant John Koenig. Il en va de même de Barbara Bain, sa partenaire dans M:I où elle fut Cinnamon Carter, mais avec qui il était marié depuis 1957 jusqu'en 1993 ! Venu de la télévision lui aussi, Barry Morse, alias Victor Bergman, avait acquis sa notoriété en pourchassant le Fugitif (1936-1967); vétéran né en 1918 il est mort le 2 février dernier dans l'indifférence générale et c'est injuste. Enfin, même s'il y en avait d'autres, retenons le cas de Nick Tate, un Australien, toujours en activité puisque vu récemment dans Farscape et dans Lost ; il restera le pilote Nick Carter. Enfin, rappelons ici qu'un des aspects les plus hors le monde de la série que je ne découvris que bien des année plus tard réside dans son doublage; en effet, à l'inverse des séries britanniques des années 6-70 dont la télé française nous régal et qui étaient brillamment doublées, Space:1999 fut diffusée en France (et continue à l'être) dans une version... québecoise ! ! D'où cette manie de prononcer les patronymes à l'anglo-saxonne, et cette pointe d'accent indéfinissable qui, pour l'enfant que j'étais alors, étaenit indubitablement le signe qu'on était en pleine science-fiction... j'ai trouvé depuis les noms de ces héros méconnus qui enchantèrent alors ces moments hors du temps ! Ils s'appelaient Vincent Davy (Koenig), Diane Arcand (Russell), Robert Rivard (bergman, mort lui aussi) ou encore Benoît Marleau (Carter)... ps : en bonus, des liens pour (re)voir les épisodes 1, 2 et 3 de la saison 1 en version "française" ! ! |
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