visites de stage...
![]() | Après la déprimante matinée de lundi passée à participer à un nécessaire collectif pour la défense des services publics à l’UD CGT duquel il est ressorti que les attaques du gouvernement et de ses représentants locaux touchent tous les secteurs avec une vigueur à nulle autre pareille, l’heure d’éducation civique avec mes troisième fut une agréable diversion. Je n’en dirai pas autant de l’heure suivante car, malheureusement pour les quelques éléments dignes d’intérêt, c’est une classe de terminale bep sans aucun attrait quelconque. Du coup, par égard pour les quatre élèves en question, je suis resté à discuter avec eux de tout et de rien, et de leurs études en particulier. Ils avaient besoin de cet échange, du moins est-ce l’impression que j’en ai retiré. Mais je suis rentré chez moi vidé. La surprise du jour a été la diffusion par Arte, en vo, du film de Burton et Sellick THE NIGHTMARE BEFORE CHRISTMAS. Aujourd’hui, c’était différent. Enfin, du moins ce matin. En effet, après avoir été travaillé avec mes troisième au CDI où a été installée une exposition sur la Marche des femmes de l’association Ni Putes Ni Soumises, j’ai accompagné une collègue pour visiter trois de nos élèves qui effectuent leur stage professionnel. Je ne dirai pas que je suis fan de ce type de visites de manière générale. J’en comprends la nécessité et j’en accepte le principe qui en fait une obligation attachée à mon service. |
| Ce que je n’aime pas trop, c’est y aller seul. Je ne suis qu’un prof de français et d’histoire et je me retrouve toujours un peu nigaud face à un chef d’atelier, un chef de cuisine ou un autre professionnel. Accompagner les collègues de la spécialité, là, je ne dis pas. J’en apprends toujours beaucoup, on est bien accueillis et ce n’est jamais moi qui conduit. Or donc, ce matin, trois visites : une élève en cuisine à l’EREA de Joigny où elle m’a semblé comme un coq en pâte, une autre au hameau de retraite de Joigny (où le chef nous a donné un sachet de truffes au chocolat et à la mandarine de sa fabrication !) où, là encore, l’élève m’a paru plutôt joviale et, enfin, une autre dans une cuisine industrielle préparant des repas pour des collectivités et des établissements scolaires, dans la zone industrielle de Joigny, où l’élève avait les joues roses de travailler au conditionnement dans une pièce à basse température. Oui, j’avais oublié de vous dire que je suis aussi assez casanier, alors, forcément, quand j’ai le choix, je choisis Joigny. |
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