pourquoi je ne la lirai pas...
| Aujourd'hui n'est pas un jour férié, et l'on nous demande pourtant de commémorer une mort en particulier sous prétexte qu'elle a ému un homme qui aspirait alors à la présidence et qui depuis, nul ne saurait l'ignorer, est parvenu à s'en emparer. Or donc, je suis censé lire en ce jour la dernière lettre écrite par un jeune homme à ses parents parce qu'elle a servi de fil rouge à une campagne électorale visant à déstabiliser la gauche en en récupérant les symboles. Et pourtant, je ne la lirai pas la lettre. Pas pour des raisons idéologiques qui ne regarderaient que moi, politiques ou syndicales. Non, je ne la lirai pas parce qu'aujourd'hui je n'ai pas de cours à assurer donc pas d'élèves en face desquels me retrouver pour leur en faire la lecture. Mieux encore, ceux-là même qui, dans une acceptation large du concept, auraient pu en tirer avantage et connaissance, mes élèves de troisième, sont en stage cette semaine. Alors, d'ici quelques mois, quand je traiterai de la résistance pendant la Seconde guerre mondiale, peut-être alors, évoquerai-je cette fameuse lettre. Ou pas. Bonne semaine à vous. ps: j'ai finalement dû passer dans mon lycée pour une question administrative. Afin de gagner du temps, j'ai pris un raccourci via un des ateliers autombiles dans lequel travaillaient mes élèves de bac pro tout étonnés de me voir là. Et alors, un instant, l'idée saugrenue de les réunir autour de moi et de leur lire ladite lettre m'est venue. Avant de repartir. Et oui, pas d'exemplaire de la lettre sur moi et la certitude que j'allais me ramasser une veste. Hi hi hi, quand j'y repense... |
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