the thomas crown affair...
| L’autre jour je me suis fait plaisir en achetant le dvd de THE THOMAS CROWN AFFAIR (1968) de Norman Jewison. Je ne sais plus quand je l’ai vu pour la première fois mais je sais seulement que ce jour-là, en découvrant les images et la musique de Legrand j’ai décidé, spontanément, viscéralement, épidermiquement, que ce film ferait désormais partie des quelques irremplaçables. Il s’agit de ces films, de ces livres, de ces images, de ces disques, que sais-je encore, dont on ne peut se passer et qui, quels que soient les outrages du temps, demeurent aussi beaux que la première fois. Pardonnez mon lyrisme mais quand je repense à Steve Mc Queen et à Faye Dunaway, c’est l’image de la classe et de la beauté absolues qui me reviennent aussitôt en mémoire. Voilà pourquoi j’en voudrais toujours à John McTiernan d’avoir commis son remake. Bien avant 24, Norman Jewison démontrait qu’on pouvait couper un écran en deux, trois ou quatre dès la première séquence, celle du braquage, pour démultiplier l’action comme Legrand démultipliait ses mélodies et harmoniques, comme si le film entier n’était qu’une fugue ensoleillée nous rappelant que les années soixante pouvaient alors accoucher de films aussi éclatants. C’est pourquoi, ce soir, je vais me revoir le film, sous ma couette, avec un ou deux verres d’un blanc sec bien frappé à portée de main. |
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