seung sing

Publié le par jeanphi

C'est hier soir, en rentrant d'un agréable dîner léger avec une amie à La p'tite pause, un bistrot qui vient d'ouvrir au 26 de la rue Gabriel Cortel à Joigny (sans prétention, mais une des meilleurs vues sur la ville en terrasse), que j'ai vu SEUNG SING [Confessions of pain], le dernier film d'Andrew Law Wai Keung et Alan Mak Siu Fai. J'y reviens dans quelques lignes

Tout d'abord, les vacances sont enfin là et, surprise, bien que j'ai lancé dès hier mon premier jeu, personne ne semble s'y être encore intéressé... Difficulté ? Manque d'intérêt ? Météo ? anyway, je maintiens le jeu jusqu'à nouvel ordre !
Samedi donc, et j'en ai profité pour aller faire mon marché vu que, Tour de France oblige, il n'y en aura pas mercredi prochain. Ah ! ça, ils n'ont pas fini de nous faire chier avec cette foutue étape du Tour ! ! Cela dit, camarades blogueurs qui n'êtes pas Bourguignons, si vous vous demandez depuis des mois à quoi peut bien ressembler ma ville, regardez donc france télévision mercredi prochain...
Enfin, j'ai une pensée pour ma nièce Lea Marie qui, du haut de ses neuf ans, part pour la première fois en camp de vacances, loin de ses parents, de son frère et de ses poissons : corragio Lea !
Or donc, SEUNG SING ! Il s'agit d'un polar mélancolique assez étonnant car reposant en partie sur un choix de casting audacieux : faire de Tony Leung Chiu Wai (à gauche sur l'affiche pour ceux qui ne le connaissent pas !), le charismatique acteur hong-kongais, un criminel. Certes, ce n'est ni le premier ni le dernier des comédiens habitués aux rôles de héros positifs qu'on retrouve à contre-emploi mais dans ce cas-là, la sensation de malaise est palpable, preuve de la réussite du film et du talent (s'il en fallait encore des preuves) de Tony Leung.
A ses côtés (et donc à droite sur l'affiche) dans le rôle du détective privé alcoolique (sacré descente celà dit, on se croirait dans Deadwood !) et ami qui va se retrouver à enquêter sur lui, on retrouve Takeshi Kaneshiro. Découvert dans un petit film de SF japonais sympa (RETURNER), on avait retrouvé cet acteur mi-japonais, mi-taïwanais, dans LA MAISON DES POIGNARDS VOLANTS de Zhang Yimou. Il réussit à exister à côté de son mentor, avec un respect affiché de padawan. Enfin, côté personnages féminins, Shu Qi, en jeune pimprenelle a du mal à donner de la densité à un personnage visiblement bâclé à l'écriture, tandis que celui de Susan, la femme de Tony Leung, interprétée par Jinglei Xu est en revanche impeccable.
Coécrit, comme la trilogie INFERNAL AFFAIRS, par Felix Chong et Alan Mak Siu Fai, le film est d'ores et déjà en piste pour un remake américain. Mieux encore, l'adaptation sera faite par William Monahan, le même qui avait transformé le premier INFERNAL AFFAIR en THE DEPARTED [Les infiltrés] pour Martin Scorcese. On parle même de Di Caprio pour incarner un des deux rôles...
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Publié dans mets d'Asie

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