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Bref, on devient. Mais on ne change pas tellement. On fait avec ce qu'on est. Daniel Pennac, Chagrin d'école
Mercredi ordinaire sans cours mais fichtrement ensoleillé alors je suis sorti de très bonne heure pour rentrer du marché vers 9h. En chemin, avant mon passage chez la libraire où j'ai
parlé des mérites des ultimes films de Bourvil avec ma libraire et une vieille cliente, j'ai pu observer l'interminable camion qui livre ses fleurs au fleuriste et vient direct des
Pays-Bas. Je crois que ça me fascine à peu près autant que ce couple de Japonais vus à Dijon et qui déjeunaient à côté de nous en terrasse samedi. Puis j'ai été lire la presse au pmu
du marché qui a été racheté par des Chinois ce qui donne, aux oreilles, un exotisme incalculable à l'endroit. Ensuite j'ai été m'approvisionner en pain, fromage, légumes et fruits.
J'ai appris, à mon grand regret, que c'était la fin de la saison pour les betteraves crues. Le maraîcher m'a dit, avec une bonhommie irréelle, qu'il me donnait rendez-vous cet
automne.
ps : et c'est alors que, pour la première fois, mon nouveau portable sonna ; pas de bol, c'était quelqu'un croyant joindre le service d'hygiène de la ville de Neuilly ! Plus tard, c'est mon fixe qui me tire de ma torpeur : une voix qui dit oui puis raccroche sans s'excuser. Tout fout le camp, j'vous le dis ! |
les miettes...