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André Reynouard n'est plus. Cet hiver encore, quoi que déjà bien trop malade, il avait ce même allant, ce sourire de bon vivant que je lui ai toujours connu. Mais la maladie, cette garce implacable, l'a rattrapé depuis, plongeant les siens dans un désarroi qui les a réunis jusque dans ses derniers instants. D'après ce qu'on m'a dit, il n'a pas souffert après avoir dégusté pendant des mois alors que la garce s'acharnait à éroder sa force de vie et sa détermination. Depuis, le service dans lequel il se trouvait, ainsi que sa famille, étaient aux petits soins pour lui épargner la souffrance et lui prodiguer une chaleur que, dans son inconscience, il n'a pu que ressentir. Je n'aurai pas eu, si j'avais été à Toulouse, le courage d'aller le voir, diminué, impuissant. A l'inverse, je préfère garder cette image. Et ce d'autant plus que je viens de remarquer, pour la première fois, qu'il avait une fossette à la Cary Grant, ce qui en dit long sur son tempérament. Mes pensées vont vers sa famille, surtout sa fille Geneviève ; mais vers lui aussi. |
par jifi
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c'est pas faux...




