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Le Cinéma de minuit de france3 diffuse ce soir THE PICTURE OF DORIAN
GRAY (1945), l'adaptation par Albert Lewin de l'oeuvre d'Oscar Wilde (1891).
Est-il encore besoin de raconter l'histoire de Dorian Gray, version dandy trash du Jekyll & Hyde de Stevenson dans lequel le héros peut donner libre cours à son penchant pour la débauche sans que, ironie du sort symbolisant les outrances de l'aristocratie britannique, son visage et son corps n'en prennent les marques. Le film, unique à tous les niveaux, et qui, à l'enseigne de son personnage, n'a pas pris une ride, est écrit et réalisé par Lewin. Celui-ci ne fera que six films dont, excusez du peu, le PANDORA mettant en scène James Mason et Ava Gardner ! |
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Aux côtés d'un inconnu interprétant Gray, Hurd Hatfield, deux ingénues (Donna Reed et la jeune Angela Lansbury). Mais c'est surtout George Sanders, dans le rôle de l'ami de Gray, qui lui vole la vedette. Sanders incarne pour moi une certaine idée de la classe mêlée à la décadence qui, de son rôle dans THE GHOST OF MRS MUIR (1947) au VILLAGE OF THE DAMNED (1960) en passant par MOONFLEET (1955), aura eu une trajectoire flamboyante et désespérée toute emplie par le sourire légèrement crispé qu'il arborait en permanence. Enfin, visuellement, le film est une merveille que l'on doit à son principal directeur artistique, le grand Cedric Gibbons. ps : je vous conseille la lecture du blog de Patrick Brion, la voix du Cinéma de minuit. |
Un petit docu d'auto-promo d'époque, qui tranchait vraiment avec la réussite du film, mais révélateur d'une vision particulière de l'art dans *la* société de consommation (en tout cas c'est ce que je me rappelle ...).
J'aurais bien aimé le revoir encore cette fois après le film.